Thailande – L’ere d’Ayutthaya ( 1350 – 1782 )

 Thaïlande -- l’ère d’Ayuttaha ( 1350 -- 1782 )

Le fondateur d’Ayutthaya

 

Le Prince d’U-Tong semble avoir bénéficie de multiples alliances, avec la maison du Lan Na et surtout avec celles de Lopburi et de Stuphan Buri, les deux cités dominantes du Bassin inférieur du Chao Phraya. Établie à Ayutthaya, vers 1350, le Prince U-Tong prend le titre de Rama d’Hibodhi 1er, dit  » Rama le Grand  » ( 1350 -- 1369 ), pour régner sur un immense territoire, s’étendant de Sukhothai au Nord à la péninsule de Malacca au Sud, et d’Ouest en Est de Tavoy à Chanthaburi. Parallèmement à des luttes des prétendants au trône éliminant physiquement tous les rivaux, le royaume mène de nombreuses geurres d’expansion. Or, avec Ayutthaya pour capitale, l’épicentre du Royaume Thaï se rapproche des marches de l’Empire Khmer.

 

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 Aussi, les souverains Siamois lencent-ils des expéditions contre le Cambodge, qu’ils occuperont à plusieurs reprises. En 1431, le coût fatal porté à l’Empire Khmer par Baromaraja II ( 1424 -- 1448 ) , dont les troupent pénètrent dans Angkor aprés un siège de sept mois. Cédant le plateau de Khorat aux Siamois, le Roi Khmer abondonne son ancienne capitale pour Lovek et plus tard, pour Phnom Penh. Sukhothai, convoitée par Chiang Mai, demeure un foyer de contestation du pouvoir central jusqu’en 1438, date à laquelle s’éteint la lignée de ses rois. Ayutthaya tourne alors ses volontées de conquérir vers le Royaume du Lan Na et ses villes environnantes.

 

 Cette rivalité entre Siamois et Thaïs du Nord culminera sous le règne de Boromtrai Lokanat s’engagea dans la ré-organisation des structures administratives et sociales du Siam. D’autrepart, il nomma des gouverneurs à la tête des provinces et  » Nationalisa  » les milices privées en les incorporant dans les troupes royales. Par le code de 1454, il reforma également l’attribution des terres et de leurs revenus, et imposa un système de corvées obligeant tout homme valide et libre ( sauf les moines ) à travailler une partie de l’année pour l’État.

La Monarchie Absolu

 

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Les Rois d’Ayuttahya prirent pour modèle la vie à la cour et le système monarchique absolu des Khmers ( Notion du Roi-Dieu ), l’Essence quasi divine du monarque explique les interdits qui commencerent à entourer sa personne : ne pas le toucher, ni le regarder, lui parler dans une langue spéciale ( une langue protocolaire Khmère toujours en usage à la cour ). L’ordonnance de 1450, relative au palais, fixait la hièrarchie des membres de la famille Royale, déterminant les fonctions des personnages officiels et réglant l’ordonnance des cérémonies. Paradoxalement, cette sacralisation du souverain, doté de tous les pouvoirs, favorisa une certaine mobilité des sujets à l’intérieur de la société.

Le Danger Birman

 

Le Retour des Birmans dans l’espace Thaï dans l’année 1529, marquant leur pression croissante, à la fois au Sud contre le Siam, et au Nord en direction de Chiang Mai et du Royaume de Lan Chang ( au Laos ), conduisit à trois geurres successives, en 1538, 1548 et 1569, avec pour resultats la chute d’Ayutthaya et son occupation durant quinze ans. En 1584, Naresuan ( 1590-1605 ) libéra la cité et parvint à repousser les Birmans, reprenant la Basse Birmanie et les ports du Golfe de Martaban.

 

 Sous son règne, Ayutthaya connut une période de prospérité dont temoignent les descriptions que firent les marchants espagnols et portugais, lors de leur visite de la Métropole Siamoise, au 17eme Siècle.

Ayuttahya, Porte de l’Orient au Royaume du Siam

 

La guerre extérieure devenait quasi permanente, ne s’interrompait chaque année qu’avec la mousson, ainsi que la succession entre clans d’ascendance Royale qui ne cesserent qu’avec la Dynastie des Chakri au début du 19ème Siècle. Les nécessités financières engendrés par ces conflits armés rendirent nécessaire l’ouverture du Siam au marchands étrangers. Le nombre d’étrangers présents au Siam ne fit que s’accroitre tout au long du 17ème Siècle.

 

  

 

 Succédant aux partugais, établis depuis le 16ème Siècle, ainsi qu’aux Philippines, les Hollandais, les Anglais, les Francais, les Perses, des Indiens et des Japonais qui firent leur apparition dans les ports et sur les côtes du Siam, puis par la suite dans la capitale. Les Européens agissaient pour le compte de leurs Compagnies des Indes orientales respectives, une porte stratégique excellentes pour leur politique étrangère. La position géographique du Siam tenait en effet une importance commercial au seuil de la Chine.

 

 

 

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Les ports d’Ayutthaya ( du au Mousson saisonnières qui empechaient les liaisons directes ) servirent d’entrepots aux marchandises qui transitaient entre l’Europe, l’Inde, les Indes-Occidentales, la Chine et le Japon. Les concessions de monopole arrivaient parfois à des conflits employant la force, comme les hollandais qui bloquèrent l’embauchure du Chao Phraya en 1664. La contrepartie des concessions alimentaient par les taxes sur le commerce, les revenus du Royaume.

 

 

 

 Les occidentaux entrèrent à leur tour dans les combinaisons politiques intérieure : pour la conquête du trône. En retour de batôn, les monarques Siamois tenterent de neutraliser telle puissance étrangère, des alliés devenu trop influent, en s’appuyant par la promesse d’un traité de commerce avantageux. Ainsi, Narai ( 1656-1688 ) tenta en vain de s’appuyer sur les Anglais pour contrecarrer l’influence des hollandais.

 

  

 

 Ceux-ci avaient en effet obtenu ( une première dans l’histoire du Siam ), les priviliges de l’exterritorialité : comme par exemple : si leurs ressortissants commettaient un crime au Siam, ils devenaient être livrés au chef du comptoir de commerce et punis selon les lois des Pays-bas.

 

  

 

 Par la suite, le Roi se tourna ensuite vers les francais, mais vers la fin de l’année 1688, son sucesseur, le Roi Phetracha ( 1688-1703 ), changera la done en signant un nouveau traité avec la hollande en 1662, c’est à ses missionnaires catholiques que la France dût ses premières grandes relations avec le Siam. Monseigneur de la Motte Lambert obtient l’autorisation de pratiquer le culte catholique. Louis XIV qui espérait, à la faveur du salut des âmes paiennes du Siam, obtenir une bénéfice territorial pour la France.

 

 

 

 Les deux souverains échangèrent des Ambassades et, en 1685, par Ceberet et de la Loubère, accompagnés de 1 400 soldats francais et de 300 artisans. Le Roi Narai mourut en juillet 1688 et son sucesseur Phra Phetracha exigea le départ des troupes francaises.

 

Dés lors, les rapports avec les européens cessèrent presque entièrement, marquant le début d’un Siècle d’isolationnisme. Sous le règne de Boromakot ( 1733-1758 ), le Siam vécut ensuite une période de paix inaccoutumée, qui marqua l’âge d’or d’Ayutthaya.