Thailande – L’entree dans la modernite ( 1782-1910 ) 14 janvier
Thaïlande -- L’entrée dans la Modernité ( 1782 -- 1910)
Réunifier le Royaume du Siam et construire l’État ( 1769-1851 )
Le Roi Taksin ( qui tenait son nom de la ville de Tak ), dont il fut le gouverneur. Il débuta sa carrière lors des dernières heures d’Ayutthaya. Remportant plusieurs victoires décisives, il s’autoproclama Roi à Thonburi, avant d’en faire sa capitale. De 1768 à 1776, il entama ensuite une longue campagne qui le mèna d’abord vers le Nord-Est, puis vers le Cambodge et Nakhon Si Thammarat dans le Sud, pour s’echever par la suite par la prise de Chiang Mai et l’annexion du Lan Na au Nord.
Á la fin de 1776, le territoire du Siam se trouvait, ainsi réunifié, et un souverain vassal régnait à Phnom Penh. Taksin fut discrètement éliminé en 1781 du surment à sa paranoïa aïgue et devenu agressif envers sont entourage, et le trône échut au général Chakkri, héros de la campagne du Laos, l’homme prit le titre de Ramathibodhi » Rama 1er » ( 1782-1809 ). Solidement établie, la dysnastie Chakkri ne connaitra pas les guerres qui accompagnaient la transmission du pouvoir dans le passé. La refondation de l’État siègeant désormais à Bangkok, la nouvelle capitale, les monarques étendent l’emprise de leur administration sur un pays aux limites mal définies.
Sur le plan extérieur, le conflit quasi permanent avec la Birmanie continue de peser sur le premier tiers du 19ème Siècle. Cette menace cesse cependant lorsque les britanniques se rende maîtres de la Birmanie : Dans les années 1820, les Anglais et les Américains, cherchent surtout à négocier de nouveaux marchés pour leurs industries, laissant le Siam et le Vietnam, à l’Est, se disputer la prépondérance sur le Cambodge.
L’indépendance grâce au développement ( 1851-1910 )
Rama IV ( 1851-1868 ), connu sous le nom de Mongkut, éstimait que seule la modernisation du Siam mettrait celui-ci sur un pied d’égalité avec l’Europe, permetant au Royaume de choisir sa voie et de conserver son indépendance et son identité. En 1855. un traité signé avec le gouverneur de Hong Kong reconnait des privilèges extraterritoriaux à ses ressortissants. Des traités similaire seront conclus avec les Etats-unis en 1858, avec la France, le Danemark et le Portugal en 1858, avec la Hollande en 1860, l’Allemagne en 1862, la Norvège, la Suède, la Belgique, l’Italie, le Japon en 1868.
Enfin, la fin du monopole d’État sur le riz fait de cette denrée le principal produit d’exportation du Siam. La modernisation initiée par Mongkut se poursuivra et s’intensifiera avec Chulalongkorn ( 1868-1910 ) ou Rama V, le règne le plus long de l’histoire Thaie. En politique étrangère, Rama V joue la carte du compromis, payant l’indépendance du Siam en cessions territoriales aux puissances coloniales.
Or, avec la conquête de l’Annam en 1886, le Siam se retrouve entre deux puissances expansionnistes rivales. Des conflits frontaliers, appuyés par une diplomatie de la canonnière, obligent alors le Siam à abondonner au profit de la France ses prétentions sur le Laos et le Cambodge occidental.
En écheange du renoncement à ses droits extraterritoriaux au Siam, la grande Bretagne obtient certains territoires dans la péninsule Malaise en 1909 ( Kedah, Perlis, Kelantan et Trengganu ) qui deviennent des protectorats. A la fin de sont règne, Chulalongkorn aura ainsi cédé 120 00 Km2 de terres frontalières, mais il aura préservé la paix et l’indépendance du Bassin du Chao Phraya.
























